Sombre sourire de glace satanique
Sombre sourire de glace satanique
Givré de sa douceur dans un monde de papier
Sur les dalles d'un sommeil
Aux graviers cyniques
Etincelle
Grelot de mirages et d'abymes
Qui scinte doucement dans les abysses démesurées
Voltige de misères
Evincées par la douleur de mon étoile
Eternelle
Là où je suis les autres disparaissent
Car la chaleur d'un mot de sang
N'a rien d'un manteau de tendresse
Et j'avance comme un fantôme
Seule
J'esquisse un sourire quelquefois
Pour me donner l'illusion d'être
Dans un monde peuplé de toi
Mais à la fin de tout rêve
Néant
Marbrée comme un zèbre bien triste
Zigzaguée jusque dans mon âme
Je crève sur le piano muet
De ma douleur écartelée
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