"De l'inconvénient d'être né", Cioran
"Quelle boute-en-train, ce Cioran !" dixit Marie (ancienne kazinaute =P).J'avais lu ce bouquin l'été dernier, et là je viens de le reprendre entre les mains pour y relire mes passages préférés, que j'avais marqué d'un coup de crayon.
Et si je vous en faisais partager quelques passages ?
Ce sera en plusieurs fournées. ;)
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"Nous ne courons pas vers la mort, nous fuyons la catastrophe de la naissance, nous nous démenons, rescapés qui essayent de l'oublier. La peur de la mort n'est que la projection dans l'avenir d'une peur qui remonte à notre premier instant.
Il nous répugne, c'est certain, de traiter la naissance de fléau : ne nous a-t-on pas inculqué qu'elle était le souverain bien, que le pire se situait à la fin et non au début de notre carrière ? Le mal, le vrai mal, est pourtant derrière, non devant nous. C'est ce qui a échappé au Christ, c'est ce qu'a saisi le Bouddha : "Si trois choses n'existaient pas dans le monde, ô disciples, le Parfait n'apparaîtrait pas dans le monde..." Et, avant la vieillesse et la mort, il place le fait de naître, source de toutes les infirmités et de tous les désastres."
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